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Guides pratiques

Tout comprendre sur la location

41 guides clairs et sourcés pour rédiger, gérer et sécuriser votre bail d'habitation — à jour des règles 2026.

Louer un logement

Loyer & argent

Dépôt de garantie : montant et restitution en 2026

Le dépôt de garantie est limité à un mois de loyer hors charges pour une location vide et à deux mois pour une location meublée. Le bailleur le restitue dans un délai d'un mois lorsque l'état des lieux de sortie est conforme à celui d'entrée, et de deux mois dans le cas contraire, déduction faite des sommes justifiées restant dues. Ces règles sont fixées par l'article 22 de la loi du 6 juillet 1989.

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Charges locatives : provision ou forfait ?

Les charges locatives récupérables sont les dépenses payées par le bailleur qu'il peut récupérer auprès du locataire, dans la liste fixée par le décret n° 87-713 du 26 août 1987. Elles peuvent être versées sous forme de provisions mensuelles régularisées chaque année sur justificatifs, ou, en location meublée seulement, sous forme d'un forfait non soumis à régularisation. Le choix du régime détermine les obligations de justification du bailleur.

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Réviser un loyer avec l'IRL : mode d'emploi

Un bailleur peut réviser le loyer une fois par an si une clause de révision figure au bail, en appliquant la variation de l'Indice de Référence des Loyers (IRL) publié chaque trimestre par l'INSEE. La révision se fait à la date prévue au bail : nouveau loyer = loyer en cours × (IRL nouveau / IRL du même trimestre l'année précédente). À défaut de révision dans les douze mois, l'augmentation de l'année écoulée est perdue.

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Encadrement des loyers : zones tendues expliquées

Dans certaines communes en zone tendue, un dispositif expérimental d'encadrement des loyers plafonne le loyer de base à un loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral. Ce plafond est exprimé en euros par mètre carré selon le secteur, le type de logement et l'époque de construction. Un complément de loyer n'est admis que pour des caractéristiques exceptionnelles et doit être justifié. Il faut consulter l'arrêté préfectoral ou le simulateur officiel pour connaître les montants applicables.

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IRL du 2e trimestre 2026 : 148,37 et calcul de la révision du loyer

L'indice de référence des loyers (IRL) du 2e trimestre 2026 s'établit à 148,37 en France métropolitaine, soit une hausse de +1,15 % sur un an (INSEE, publication au Journal officiel du 12 juillet 2026). Cet indice concerne les bailleurs dont le bail comporte une clause de révision et dont le trimestre de référence est le deuxième trimestre : ils peuvent appliquer une augmentation de loyer plafonnée à +1,15 %. Un loyer de 800 € hors charges passe ainsi à 809,20 €, soit 9,20 € de plus par mois.

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Énergie & DPE

Le contrat de bail

Annexes obligatoires du bail : la liste complète

Le bail doit être accompagné de plusieurs annexes obligatoires : la notice d'information, le dossier de diagnostic technique, l'état des lieux d'entrée, et, selon les situations, l'extrait du règlement de copropriété, l'acte de cautionnement, l'inventaire du mobilier en meublé et la grille de vétusté. Ces pièces découlent du décret n° 2015-587 du 29 mai 2015 pris pour l'application de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989. Certaines sont exigées pour tout logement, d'autres uniquement lorsque la situation le justifie.

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Loi ALUR : ce qui a changé pour les bailleurs

La loi ALUR (loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) a profondément encadré la relation locative. Pour les bailleurs, elle a instauré un contrat type et un état des lieux type obligatoires, encadré les honoraires d'agence, prévu l'encadrement des loyers en zone tendue, limité les pièces exigibles du candidat locataire et renforcé les règles de copropriété. Ces évolutions s'appliquent dans le cadre de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, que la loi ALUR est venue compléter.

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Avenant au bail : modifier un contrat en cours

Un avenant au bail est un document écrit et signé des deux parties qui modifie une clause d'un contrat de location en cours, sans le résilier. Il s'ajoute au bail initial et ne remplace que les points qu'il vise expressément : arrivée ou départ d'un colocataire, changement de garant, ajustement de la durée, prise en compte de travaux ou révision exceptionnelle convenue d'un commun accord. Toutes les autres clauses du bail d'origine restent applicables. Pour être valable, l'avenant suppose l'accord des deux parties : ni le bailleur ni le locataire ne peut l'imposer unilatéralement.

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Mentions obligatoires du bail : la liste complète

Le contrat de bail doit comporter un ensemble de mentions obligatoires : l'identité des parties, la date de prise d'effet et la durée, la consistance du logement et sa surface habitable, la destination des locaux, le montant du loyer et ses modalités de paiement et de révision, le dépôt de garantie et, le cas échéant, les honoraires. Ces mentions découlent du contrat type fixé par le décret n° 2015-587 du 29 mai 2015, pris en application de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989. Les annexes obligatoires (notice, diagnostics, état des lieux) s'y ajoutent et complètent le dossier.

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Permis de louer : déclaration ou autorisation ?

Le permis de louer est un dispositif issu de la loi ALUR (articles L.634-1 et L.635-1 du Code de la construction et de l'habitation) qui permet aux communes et intercommunalités de lutter contre l'habitat indigne. Dans les secteurs qu'elles délimitent, la mise en location est soumise soit à une déclaration préalable, à déposer après la signature du bail, soit à une autorisation préalable, à obtenir avant de louer. Le champ d'application est strictement local : il faut vérifier auprès de la mairie ou de l'intercommunalité si l'adresse du logement est concernée. Le non-respect du dispositif expose le bailleur à une amende administrative.

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Rédiger un bail de location conforme en 2026 : le guide complet

Un bail de location conforme en 2026 doit respecter la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 et reprendre le contrat type fixé par le décret n° 2015-587 du 29 mai 2015. Il doit être écrit, mentionner les parties, le logement, le loyer, la durée et le dépôt de garantie, puis intégrer les annexes obligatoires (notice d'information, diagnostics dont le DPE, état des lieux). La durée est de 3 ans pour un logement vide et 1 an pour un meublé, et un logement classé G au DPE ne peut plus être mis en location depuis le 1er janvier 2025.

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Liste des meubles obligatoires en location meublée

Pour qu'un logement soit loué en meublé à titre de résidence principale, il doit comporter au moins onze catégories d'équipements listées par le décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015 : literie, dispositif d'occultation des fenêtres, plaques de cuisson, four ou micro-ondes, réfrigérateur avec compartiment de congélation, vaisselle, ustensiles de cuisine, table et sièges, étagères de rangement, luminaires et matériel d'entretien ménager. Si l'un de ces éléments manque, le juge peut requalifier le bail meublé en location vide, avec les conséquences plus lourdes qui en découlent pour le bailleur. Un inventaire détaillé du mobilier doit par ailleurs être annexé au contrat.

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Garanties & impayés

Caution solidaire : rôle et engagement du garant

La caution, appelée aussi garant, est la personne qui s'engage à payer les dettes locatives du locataire s'il fait défaut. Cet engagement prend deux formes : la caution simple, où le bailleur poursuit d'abord le locataire, et la caution solidaire, où le bailleur peut réclamer directement les sommes dues au garant. L'engagement doit être formalisé par un acte de cautionnement exprimant clairement son étendue, annexé au bail.

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Clause résolutoire et impayés : la procédure 2026

La clause résolutoire est une clause du bail qui prévoit sa résiliation de plein droit lorsque le locataire manque à certaines obligations. En cas d'impayé de loyer ou de charges, la résiliation peut intervenir six semaines après un commandement de payer resté infructueux, délai issu de la loi du 27 juillet 2023. Pour un défaut d'assurance, ce délai est d'un mois après commandement. Le juge peut néanmoins accorder au locataire des délais de paiement.

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Trêve hivernale et expulsion : les règles 2026

La trêve hivernale suspend les expulsions locatives du 1er novembre au 31 mars, en application de l'article L.412-6 du Code des procédures civiles d'exécution. Pendant cette période, l'expulsion effective avec le concours de la force publique est reportée à la fin de la trêve, même lorsque la résiliation du bail a été prononcée. La procédure judiciaire, elle, peut se poursuivre. Certaines exceptions existent, notamment lorsqu'un relogement adapté est assuré aux occupants ou en cas de squat.

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Gérer la location

Gérer sa location seul ou déléguer à une agence ?

Un bailleur peut gérer son bien seul ou confier la gestion à un professionnel au moyen d'un mandat de gestion. Le recours à un mandataire est facultatif : la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 n'impose aucune intermédiation. La gestion en direct offre un contrôle total mais suppose de suivre soi-même les loyers, les charges et les obligations légales ; la délégation transfère ces tâches à un professionnel qui encaisse les loyers, régularise les charges, gère les sinistres et effectue les relances. Le choix dépend du temps disponible, de la distance et du niveau de sécurité recherché.

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Régularisation des charges locatives : mode d'emploi

La régularisation des charges est l'opération annuelle par laquelle le bailleur compare les provisions versées par le locataire aux dépenses réelles récupérables. Si les provisions dépassent les dépenses, le trop-perçu est remboursé ; si elles sont insuffisantes, un rappel est réclamé. Le bailleur communique un décompte des charges par nature et tient les pièces justificatives à la disposition du locataire pendant six mois. La régularisation ou le rappel peut être demandé dans la limite de la prescription de trois ans. Les charges au forfait, en meublé, ne sont pas régularisables.

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Quittance de loyer : obligations du bailleur

La quittance de loyer est le document par lequel le bailleur atteste que le locataire a payé son loyer et ses charges. Le bailleur est tenu de la transmettre gratuitement au locataire qui en fait la demande : aucun frais ne peut être facturé pour son établissement ou son envoi. Elle mentionne le détail entre le loyer et les charges. En cas de paiement partiel, le bailleur délivre un simple reçu à la place de la quittance.

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Loyer impayé : que faire, étape par étape

Face à un loyer impayé, la procédure suit des étapes ordonnées : relance amiable, puis commandement de payer délivré par un commissaire de justice. À défaut de régularisation, la clause résolutoire du bail peut être mise en jeu six semaines après un commandement resté infructueux, délai issu de la loi du 27 juillet 2023. Le bailleur saisit ensuite le juge des contentieux de la protection, qui peut accorder des délais de paiement avant toute résiliation et expulsion. Les expulsions sont suspendues pendant la trêve hivernale, du 1er novembre au 31 mars.

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Sous-location : règles, accord et Airbnb

La sous-location consiste, pour un locataire, à louer à son tour tout ou partie du logement qu'il occupe à un tiers, le sous-locataire. Elle est interdite sauf accord écrit du bailleur, portant à la fois sur le principe de la sous-location et sur son prix. Le prix au mètre carré de surface habitable demandé au sous-locataire ne peut excéder celui payé par le locataire principal. Une sous-location non autorisée expose le locataire à la résiliation de son bail.

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Attestation de loyer : à quoi ça sert, comment l'obtenir

L'attestation de loyer est le document par lequel le bailleur confirme la situation locative de son locataire, en indiquant notamment le loyer, les charges et la situation du logement. Elle est souvent demandée par la CAF ou la MSA pour l'instruction ou le maintien des aides au logement, comme l'APL ou l'ALS. Elle est renseignée par le bailleur et se distingue de la quittance de loyer, qui atteste des paiements, comme de l'attestation d'hébergement, qui concerne un hébergement à titre gratuit.

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Combien de temps conserver les documents d'une location ?

Il n'existe pas de durée légale unique de conservation imposée au bailleur : ce sont les délais de prescription qui déterminent combien de temps garder ses preuves. Les actions liées au bail d'habitation se prescrivent par trois ans (article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989). Il est donc conseillé de conserver le bail, les quittances, les décomptes de charges et les états des lieux au moins trois ans après la fin de la location. Le DPE se garde tant qu'il est valable (durée de validité de dix ans) et les justificatifs de revenus fonciers au moins trois ans, compte tenu du droit de reprise de l'administration fiscale.

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Copropriété

Louer un logement en copropriété : les règles

Mettre en location un logement situé dans une copropriété impose de respecter à la fois la loi du 6 juillet 1989 qui régit le bail et la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 qui organise la copropriété. Le bailleur copropriétaire reste responsable vis-à-vis du syndicat des copropriétaires, tandis que le locataire doit respecter le règlement de copropriété. Un extrait de ce règlement (parties communes, quote-part, destination de l'immeuble) est annexé au bail.

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Charges de copropriété récupérables sur le locataire

Dans une copropriété, le bailleur règle au syndic l'ensemble des charges appelées pour son lot, puis récupère auprès du locataire la seule part des charges dites récupérables. La liste de ces charges est fixée par le décret n° 87-713 du 26 août 1987 : entretien courant des parties communes, ascenseur, eau, chauffage collectif, taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Les charges non récupérables, comme les honoraires de syndic ou les gros travaux, restent définitivement à la charge du bailleur.

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Changer de syndic de copropriété : la procédure

Le syndic de copropriété est désigné par l'assemblée générale des copropriétaires, pour un mandat d'une durée maximale de trois ans renouvelable. Pour en changer, il faut mettre plusieurs syndics en concurrence, inscrire la question à l'ordre du jour de l'assemblée générale, puis voter la désignation du nouveau syndic à la majorité de l'article 25 (majorité des voix de tous les copropriétaires). La copropriété est régie par la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 et le décret n° 67-223 du 17 mars 1967.

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Règlement de copropriété et location expliqués

Le règlement de copropriété est le document contractuel qui définit les lots, les parties communes et privatives, les quotes-parts (tantièmes) et la destination de l'immeuble. Il est opposable aux copropriétaires comme aux locataires : un extrait doit être annexé au bail. La copropriété est régie par la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 et le décret n° 67-223 du 17 mars 1967. Comprendre ce document permet au bailleur et au locataire d'éviter les conflits d'usage.

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Sécuriser & rénover

Entrée dans les lieux

Fin de bail & congé

Résilier son bail (locataire) : préavis et lettre

Un locataire peut résilier son bail à tout moment, sans avoir à se justifier, en adressant un congé à son bailleur. Le préavis est de trois mois en location vide et d'un mois en location meublée. Ce délai de trois mois est ramené à un mois lorsque le logement se situe en zone tendue ou lorsque le locataire invoque un motif légal reconnu. Le congé doit être notifié par lettre recommandée avec avis de réception, par acte de commissaire de justice ou par remise en main propre contre récépissé, et le préavis court à compter de sa réception par le bailleur.

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Congé du bailleur : vente, reprise, motifs et délais

Le bailleur ne peut mettre fin au bail qu'à son échéance, en respectant un préavis de six mois en location vide et de trois mois en location meublée. Son congé doit obligatoirement être motivé : reprise du logement pour y habiter lui-même ou y loger un proche désigné par la loi, vente du logement, ou motif légitime et sérieux tenant aux manquements du locataire. En cas de vente, le locataire bénéficie d'un droit de préemption, l'offre de vente valant congé. Le congé doit être notifié par lettre recommandée avec avis de réception, acte de commissaire de justice ou remise en main propre contre récépissé.

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Renouvellement et reconduction du bail expliqués

À l'échéance du bail, si aucune des parties n'a donné congé dans les formes et les délais prévus, le contrat ne s'arrête pas : il se reconduit ou se renouvelle tacitement pour une durée équivalente, aux mêmes conditions, en application de l'article 10 de la loi du 6 juillet 1989. Le bailleur qui estime le loyer manifestement sous-évalué peut, lui, proposer un renouvellement avec un loyer réévalué en respectant un préavis de six mois avant le terme et en justifiant sa demande par des références de loyers du voisinage. En cas de désaccord, la commission départementale de conciliation puis le juge peuvent être saisis.

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Obligations & décence

Réparations locatives : qui paie quoi ?

La répartition des réparations entre bailleur et locataire suit une règle simple : le locataire prend en charge l'entretien courant du logement et les menues réparations, tandis que le bailleur assume les grosses réparations, celles dues à la vétusté, à un vice de construction ou à la force majeure. La liste des réparations locatives à la charge du locataire est fixée par le décret n° 87-712 du 26 août 1987. À la sortie, une grille de vétusté peut aider à répartir les responsabilités selon l'usure des équipements.

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Logement décent : tous les critères en 2026

Un logement décent est un logement qui respecte les critères fixés par le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 : une surface et un volume minimaux, l'absence de risque pour la sécurité et la santé, l'absence d'infestation d'espèces nuisibles, des équipements de confort minimaux et une performance énergétique minimale. Le bailleur a l'obligation de délivrer un logement décent au titre de la loi du 6 juillet 1989. Si le logement ne l'est pas, le locataire peut en exiger la mise en conformité, au besoin devant le juge.

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Obligations du bailleur et du locataire

Dans un bail d'habitation, les obligations respectives du bailleur et du locataire sont fixées par les articles 6 et 7 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989. Le bailleur doit notamment délivrer un logement décent et en bon état, assurer au locataire une jouissance paisible, entretenir les locaux et remettre gratuitement une quittance. Le locataire doit payer le loyer et les charges aux termes convenus, user paisiblement des lieux, en assurer l'entretien courant, souscrire une assurance et répondre des dégradations. Ces obligations sont réciproques et s'appliquent pendant toute la durée du contrat.

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Assurance PNO du propriétaire bailleur : obligatoire ou recommandée ?

L'assurance PNO (propriétaire non occupant) est de fait obligatoire pour un bailleur en copropriété : depuis la loi ALUR, chaque copropriétaire doit être couvert au moins en responsabilité civile (article 9-1 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965), qu'il occupe son lot ou le loue. Pour une maison individuelle, aucune obligation légale n'existe, mais la PNO reste vivement recommandée. Elle comble les trous que ne couvrent ni l'assurance du locataire, ni celle de l'immeuble.

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